C’est quoi le « juste prix » ?

C’est quoi le « juste prix » ?


Le juste prix d’un bien n’est pas facile à trouver quand un vendeur pense d’abord à récupérer sa mise ou, pire, quand il cherche à faire la « culbute » financière. Pour éviter le réflexe start-up, les professionnels de la transaction d’entreprise & commerce disposent d’un panel de méthodes qui assurent la rencontre du vendeur et de l’acheteur.

Estimer correctement un bien revient à trouver sa « valeur vénale » ou « juste prix » ; c’est-à-dire le prix maximum qui permet de vendre. Pour cela, il n’y a pas forcément une seule bonne méthode. Il en existe plusieurs et un bon professionnel de la transaction d’entreprise & commerce doit les utiliser simultanément. Dès lors qu’elles convergent, on obtient une estimation fiable du bien !

« Le chargé d’affaires n’est pas là pour tirer les prix vers le bas dans le but de vendre rapidement, explique Bruno BENATTAR, consultant chez PROCOMM Océan Indien. Tout son travail consiste à utiliser différentes méthodes de calcul de la valeur du bien afin de fixer un juste prix qui permettra au vendeur de vendre et à l’acheteur de trouver un financement ».

Cette « rencontre » entre un vendeur et un acheteur est d’abord le fruit d’un long travail en amont sur la vraie valeur du bien. Cette valeur (ou « juste prix ») relève d’un rapport d’évaluation qui prend en compte tous les aspects de l’entreprise : surface, emplacement, valeurs mobilières, personnel salarié, conditions du bail (en cas de cession d’un droit au bail ou d’un fonds de commerce), valorisation des locaux (en cas d’achat des murs), capitaux, amortissements, chiffres d’affaires…

« Le réflexe du vendeur est souvent de valoriser l’entreprise en fonction de son potentiel, c’est ce qu’on appelle le réflexe start-up, reprend Bruno BENATTAR. Mais tout le monde n’est pas entouré de “business angels” cotés en bourse qui brassent des milliards sur une bonne idée. Cette bulle des nouvelles technologies a d’ailleurs éclaté depuis longtemps. »

Pour éviter ce réflexe start-up, la valeur réelle de l’entreprise doit se calculer sur son passé (c’est-à-dire sur les chiffres réalisés) et non sur son avenir possible (qui sera le fruit du travail du repreneur).

En somme, le « juste prix » est tout sauf un miroir aux alouettes. Une gestion en bon père de famille et l’estimation du bien au prix sont les meilleurs gages de la rencontre entre un vendeur et un acheteur. Et donc l’assurance d’une vente à court terme !