Le rapport d’évaluation, une “étape-clé”

Le rapport d’évaluation, une “étape-clé”


Pour vendre correctement un bien, encore faut-il en connaître la valeur réelle. A cet égard, le rapport d’évaluation est un outil essentiel. Fruit d’une étude poussée des forces et des faiblesses de l’entreprise, ce rapport détermine toute la stratégie de vente par un Expert en Transactions de Commerces & Entreprises.

Dans le cadre d’une vente de Commerces & Entreprises, le rapport d’évaluation a pour but de rechercher la valeur globale en tenant compte de ses éléments financiers et de ses différentes caractéristiques intrinsèques (forces et faiblesses).

La valeur déterminée dépend toujours de trois facteurs : le contexte, le destinataire de l’évaluation et la taille de l’entreprise évaluée. Selon l’urgence de la transaction, la rareté de l’affaire, la pluralité des acquéreurs ou bien encore le montant-plancher en dessous duquel le vendeur préférera ne pas vendre, le prix réel de cession peut être très différent de la valeur déterminée dans l’étude.

Reste que l’évaluation d’une entreprise n’a rien d’une démarche théorique. Elle est le fruit d’une étude poussée qui repose sur trois phases essentielles : le diagnostic de l’entreprise, le retraitement des résultats et enfin la valorisation de l’entreprise.

– Le diagnostic de l’entreprise

Celui-ci repose sur l’évaluation financière de l’entreprise à partir d’une analyse de ses comptes annuels : bilan et compte de résultat. Au-delà des aspects financiers, patrimoniaux et de rentabilité, la valeur de l’entreprise est plus ou moins influencée par ses qualités intrinsèques : potentiel de développement, positionnement sur le marché, concurrence, impact du départ du dirigeant, ambiance interne, etc. Ces caractéristiques jouent sur la valeur en l’améliorant ou en la pénalisant. Le diagnostic met en évidence les faiblesses auxquelles le dirigeant devra remédier pour tirer la valeur de l’entreprise vers le haut et faciliter la transaction. A l’inverse, les points forts seront mis en avant lors de la négociation.

– Le retraitement des données

Le résultat de l’entreprise est déterminant dans l’appréciation de sa valeur, mais il peut être influencé par des décisions de gestion, des événements divers ou exceptionnels… Les résultats du diagnostic doivent donc être retraités pour obtenir un résultat corrigé qui reflète au mieux la réalité. Les principaux retraitements concernent l’annulation de ces éléments exceptionnels, la ventilation des charges et la correction des loyers, des rémunérations ou des dotations aux amortissements. Côté bilan, la règle de base est de vérifier pour tous les postes que la valeur inscrite en comptabilité est cohérente avec la réalité économique.

– La valorisation de l’entreprise

Il existe différentes méthodes pour calculer la valeur d’une entreprise. A titre d’exemple, on peut citer celles qui reposent sur la fiscalité, la capacité de remboursement, la valeur patrimoniale ou la valeur de productivité, la capitalisation du bénéfice, de l’EBE corrigé ou de la marge brute… L’évaluation d’une entreprise résulte d’une combinaison de méthodes dites « retenues », car adaptées au cas particulier après mise à l’écart des méthodes inadéquates. Toutes les méthodes « retenues » sont ensuite pondérées en combinant différents paramètres qui relèvent d’une approche patrimoniale ou d’une approche par le rendement.

Cette démarche en trois temps débouche in fine sur l’estimation d’une fourchette de valeur qui sensibilise le dirigeant sur ses marges de manœuvre. Un travail sur les faiblesses de l’entreprise devant conduire la transaction vers la fourchette haute de l’estimation.